Les coopératives agricoles en Côte d’Ivoire: Quel avenir

La naissance des mouvements coopératifs en côte d’ivoire prend sa source depuis l’indépendance en 1960. Appelé GVC (Groupement à vocation coopérative), le mouvement coopératif va connaître plusieurs réformes, notamment celle de 1997, celle de 2002 et celle de 2013 qui donne le statut de société.

Si ces réformes ont toutes eu pour mission d’améliorer le cadre institutionnel et législatif des coopératives, nous observons que les difficultés du secteur persistent. Il s’agit de l’insuffisance du financement des coopératives par les structures bancaires, la mauvaise gouvernance, l’inorganisation du secteur, estimées à environ 3000 coopératives aujourd’hui, ces dernières travaillent dans un environnement encore non clarifié avec une trop grande implication de l’Etat.

En effet, les coopératives agricoles ont du mal à émerger. Elles sont nombreuses à détenir un agrément sans pour autant travailler sur le terrain. En d’autres termes, des coopératives sensées être créées par des producteurs n’arrivent pas à fonctionner. Comment cela peut-il être possible, si ces coopératives doivent collecter les produits de ces membres ?

La première raison est la taille de ces coopératives. Vu que c’est l’état qui fixe la marge à percevoir sur les transactions pour les produits d’exportation, les coopératives ne mènent pas une étude de faisabilité. Cette problématique entraine le non-fonctionnement ou la chute de plusieurs coopératives. Outre cette problématique, l’exercice des activités des coopératives se fait dans un environnement peu structuré avec des planteurs peu formés et laissés pour leur compte.

Cependant, il faut noter que la quasi-totalité des deux millions de tonnes de cacao en Côte d’Ivoire sont collectées par les coopératives.

Même si, les coopératives peinent à se développer ici en Côte d’Ivoire, plusieurs initiatives sont prises tant par l’Etat (on peut citer le recensement des producteurs de café et cacao en cour, etc.), les structures privées que les coopératives pour assainir le milieu et rassurer les partenaires techniques et financiers.

by, Désiré Adon, Ivoiry Cost, West Africa